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    <title>On peut toujours &#233;crire, On peut toujours lire...</title>
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    <description>La lecture et l'&#233;criture sont le r&#233;sultat d'un primitif isolement, d'un retrait consenti, d'une exp&#233;rience des possibles.
C'est pourquoi nous vous invitons &#224; &#233;crire...
Recueillir les traces les plus infimes, les traces qui feront m&#233;moire pour demain.
Deux fois par semaine
Deux propositions d'&#233;criture donn&#233;es par un &#233;crivain
De courts &#233;crits, de courtes capsules audio
C'est pourquoi nous vous invitons &#224; lire...
Lire et partager ses lectures
Pour s'&#233;vader
Pour voyager
Pour dialoguer</description>
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    <title>On peut toujours &#233;crire, &lt;br&gt;On peut toujours lire...</title>
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    <item xml:lang="fr">
		<title>Proposition d'&#233;criture Michel AZAMA</title>
		<link>https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?Proposition-d-ecriture-Michel-AZAMA</link>
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		<dc:date>2020-06-22T09:05:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel AZAMA</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crivain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Proposition 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
&#202;tre perdu, se retrouver (sous forme de dialogue, de ch&#339;ur ou de r&#233;cit) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;crire, &#224; la deuxi&#232;me personne, un monologue dont chaque paragraphe commencera par un &#226;ge, avec obligation d'utiliser au moins dix verbes invent&#233;s, &#224; partir des deux mots &#171; Vivre, vieillir &#187;. OU BIEN un dialogue entre un personnage adolescent et un vieillard, toujours &#224; partir des deux mots &#171; Vivre, vieillir &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
TEXTE &#192; LIRE &lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de &#171; Les &#233;piphanies &#187; d'Henri Pichette, 1924 &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte, jou&#233; par G&#233;rard Philippe et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?-Propositions-d-ecrivains-" rel="directory"&gt;Propositions d'&#233;crivains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?+-ecrivain-+" rel="tag"&gt;&#233;crivain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition 1&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#202;tre perdu, se retrouver&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(sous forme de dialogue, de ch&#339;ur ou de r&#233;cit)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire, &#224; la deuxi&#232;me personne, un monologue dont chaque paragraphe commencera par un &#226;ge, avec obligation d'utiliser au moins dix verbes invent&#233;s, &#224; partir des deux mots &#171; Vivre, vieillir &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
OU BIEN &lt;br class='autobr' /&gt;
un dialogue entre un personnage adolescent et un vieillard, toujours &#224; partir des deux mots &#171; Vivre, vieillir &#187;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TEXTE &#192; LIRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrait de &#171; &lt;i&gt;Les &#233;piphanies&lt;/i&gt; &#187; d'Henri Pichette, 1924&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce texte, jou&#233; par G&#233;rard Philippe et Maria Casar&#232;s, fut une r&#233;v&#233;lation. (il date de 1948)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, la vie sera &#233;lucid&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car, &#224; vingt ans, tu optes pour l'enthousiasme, tu vois rouge, tu ardes, tu astres, tu happes, tu hampes, tu d&#233;cliques, tu &#233;clates, tu &#233;bourriffes, tu bats en neige, tu rues dans les brancards, tu manifestes, tu lampionnes, tu arpentes la lune, tu bois le lait bourru, le vin nouveau, l'alcool irradiant, tu d&#233;jeunes &#224; la branche, tu pars &#224; la d&#233;couverte, tu visites l'air, les champs, les ruines, les m&#233;tropoles, les stades, les mus&#233;es les &#233;glises et les jungles, les ar&#232;nes, les volcans, les chutes les fjords, les oueds les lagunes, les bayous, les canyons, les toundras, les d&#233;serts, les grands salles des ch&#226;teaux, les jardins suspendus, les pyramides, les m&#233;galithes, les catacombes les cavernes orn&#233;es les blanches montagnes, les th&#233;&#226;tres &#233;toil&#233;s la mer oc&#233;ane, tu bolides, tu pagaies, tu varappes, tu dribbles, tu crawles, tu voles &#224; voile, tu hame&#231;onnes les filles, tu t'amouraches, tu gamahuches, tu renverses la vapeur, tu d&#233;ploies les couleurs, tu d&#233;rides les bonzes, &#233;pouvantes les bigotes, scandalises les vieux birbes, tu convoles un jour dans l'infanterie, un jour vers les oiseaux-lyres, les aigles-buggles, les cygnes au cri de cuivre, un jour avec les clart&#233;s furieuses, les splendeurs d'ombre, la nature, tu id&#233;alises, tu ambitionnes, tu adores, tu d&#233;testes, tu brilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quarante ans, je te retrouve rongeant ton frein, tu fondes sur la sympathie, il y a un cerne noir &#224; toute chose, tu d&#233;shabilles du regard, tu convoites, tu pr&#233;m&#233;dites, tu disposes tes chances, tu te profiles, tu places ton sourire, tes phrases, tes bouquets, tes collets tes canap&#233;s, tu estimes, tu escomptes, tu commerces, tu carbures &#224; prix d'argent, tu te pousses dans les milieux, tu m&#233;dis du tiers et du quart, ou tu fais du plat selon le rang, tu arroses, tu polichonnes, tu prends du ventre, tu prends des mesures, tu prends m&#233;decine, tu te mets au vert, tu r&#233;cup&#232;res, tu remets &#231;a, tu enrobes et te lises le cheveu, tu ne veux pas avoir l'air, tu op&#232;res comme en glissant, tu serpentes, tu attaques par le faible, tu escarmouches &#224; petits coups de champagne, tu endors les chagrins, tu tamises les lampes, tu officies sous le manteau de la nuit...mais se r&#233;veiller la grisaille la routine les manigances les vacheries...comme tu voudrais un jeu neuf ! Que, s'il te l'&#233;tait donn&#233;, tu laverais les sons, ressourcerais les images, proc&#233;derais &#224; la toilette des muses, des gr&#226;ces, des bonnes f&#233;es, or tu diss&#232;ques, tu calcules, tu cogites, tu &#233;pilogues, tu fais silence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; soixante ans tu dates, tu radotes, tu perds la main l'ou&#239;e, les dents, le c&#339;ur te faut, les jambes te flageolent, tu tombes en faiblesse, encore un peu et tu retombes dans une enfance touch&#233;e &#224; mort.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition 2&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;crire un dialogue, un monologue ou un ch&#339;ur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; vous de choisir entre les trois voies possibles :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Dialogue : &lt;/strong&gt; entre deux adolescent (es) dont l'un est en fugue, perdu dans la ville, et que l'autre vou-drait aider sans savoir trop comment...&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Monologue : &lt;/strong&gt; celui (celle) qui parle de ses peurs (famille, &#233;cole, copains, amours, le futur, autres). &#192; qui s'adresse-t-il ? &#192; lui-m&#234;me ? &#192; un autre, absent ou mort ? &#192; vous de voir. Le monologue est une parole adress&#233;e m&#234;me si la personne &#224; qui on s'adresse n'est pas visible et ne peut donc r&#233;pondre.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Ch&#339;ur :&lt;/strong&gt; un groupe d'adolescent(es) perdu dans une ville inconnue. La nuit tombe. La personne qui les guidait a disparu. Ils cherchent ensemble une issue, expriment un d&#233;sarroi, une angoisse, ne sa-vent pas s'ils peuvent encore esp&#233;rer le retour de leur guide...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le th&#233;&#226;tre c'est toujours le face &#224; face. Face &#224; l'autre, pr&#233;sent ou absent, ou face &#224; soi, l'ennemi int&#233;rieur. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'esp&#232;re que ces remarques vous aideront &#224; &#034;faire th&#233;&#226;tre&#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TEXTE &#192; LIRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrait de &lt;i&gt;Les aveugles&lt;/i&gt; de Maurice Maeterlinck, 1890&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Maurice Maeterlinck (1862-1949) prix Nobel en 1949, &#233;crit des drames symbolistes, pi&#232;ces courtes et denses, qui &#233;tonnent encore aujourd'hui par leur singularit&#233; et leur modernit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les aveugles &#187; est un ch&#339;ur de douze aveugles perdus dans une for&#234;t (&#171; saules pleureurs, cypr&#232;s et autres arbres fun&#233;raires &#187; dit l'auteur dans la didascalie initiale) situ&#233;e qui plus est, sur une &#238;le mar&#233;cageuse entour&#233;e par la mer en temp&#234;te, et la nuit va tomber... Leur guide, un pr&#234;tre, est le seul qui pourrait les ramener dans l'hospice o&#249; ils vivent, mais il a disparu. En fait, la premi&#232;re didascalie nous apprend qu'il est mort, et que son corps est &#224; l'avant-sc&#232;ne, mais les aveugles l'ignorent alors que le public le voit. C'est ce qu'on appelle &#171; l'ironie dramatique &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils sont tous diff&#233;rents, hommes et femmes, jeunes et vieux, aveugles par accident ou de naissance, et l'une d'entre eux a un b&#233;b&#233; dans les bras...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(On peut lire la pi&#232;ce enti&#232;re en tapant sur internet &#171; les aveugles, Maeterlinck &#187;. Avec photos et vid&#233;os de diverses mises en sc&#232;ne. Recherche et lecture recommand&#233;es.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que l'extrait d'un seul tenant, j'ai choisi un petit montage de divers moments...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; &#8211; Il ne revient pas encore ?&lt;br class='autobr' /&gt;
2&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; &#8211; Vous m'avez r&#233;veill&#233; !&lt;br class='autobr' /&gt;
1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; &#8211; Il ne revient pas encore ?&lt;br class='autobr' /&gt;
2&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; &#8211; Je n'entends rien venir.&lt;br class='autobr' /&gt;
3&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; &#8211; Il est temps de rentrer &#224; l'hospice...&lt;br class='autobr' /&gt;
Le plus vieil aveugle &#8211; Quelqu'un sait-il o&#249; nous sommes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La plus vieille &#8211; Nous avons march&#233; longtemps. Nous devons &#234;tre tr&#232;s loin de l'hospice.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; &#8211; Savez-vous o&#249; est all&#233; le pr&#234;tre ?&lt;br class='autobr' /&gt;
3&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; &#8211; Il me semble qu'il nous abandonne trop longtemps...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;2&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; &#8211; Sommes-nous au soleil, maintenant ?&lt;br class='autobr' /&gt;
6&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; &#8211; je ne crois pas. Il me semble qu'il fait tr&#232;s noir...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;6&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; &#8211; L'hospice est de l'autre c&#244;t&#233; du grand fleuve. Nous avons pass&#233; le vieux pont. Il nous a conduits au nord de l'&#238;le. Il se peut que nous soyons dans la for&#234;t qui entoure le phare. Mais je n'en connais pas l'issue... Quelqu'un veut-il me suivre ?&lt;br class='autobr' /&gt;
1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; &#8211; Restons assis ! Attendons ! Il reviendra, il faut qu'il revienne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le plus vieil &#8211; Je crois que nous allons mourir ici !&lt;br class='autobr' /&gt;
La plus vieille &#8211; Quelqu'un viendra, peut-&#234;tre &#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; &#8211; Les religieuses sortiront de l'hospice...&lt;br class='autobr' /&gt;
2&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; &#8211; Les hommes du grand phare nous verront &#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le plus vieil &#8211; Ils ne descendent jamais de leur tour &#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
3&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; &#8211; Ils nous verront du haut de leur tour &#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
La plus vieille &#8211; Ils regardent toujours du c&#244;t&#233; de la mer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le plus vieil &#8211; Est-ce un bruit de pas ?&lt;br class='autobr' /&gt;
1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; &#8211; Peut-&#234;tre la mer dans les feuilles mortes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La plus jeune &#8211; Non, non, &#233;coutez, ce sont des pas ! &#201;coutez ! (Au b&#233;b&#233;) Que vois-tu ? Que vois -tu ? Il voit, lui, il voit ! Il doit voir quelque chose d'&#233;trange ! &#201;cartez vous ! &#201;cartez vous ! (Elle &#233;l&#232;ve l'enfant au-dessus du groupe d'aveugles) Les pas se sont arr&#234;t&#233;s parmi nous !&lt;br class='autobr' /&gt;
La plus vieille &#8211; Ils sont ici ! Parmi nous !&lt;br class='autobr' /&gt;
La plus jeune &#8211; Qui &#234;tes-vous ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La plus vieille &#8211; Ayez piti&#233; de nous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Fin de la pi&#232;ce).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;d&#233;e Black, 2018 Editeur Theatrales Eds</title>
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		<dc:creator>Michel AZAMA</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crivain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le mythe de M&#233;d&#233;e fascine depuis l'Antiquit&#233; artistes, po&#232;tes et dramaturges. Michel Azama s'inscrit dans cette lign&#233;e et sa M&#233;d&#233;e black fait ressurgir avec force les ressorts oubli&#233;s de cette figure. Dans une Louisiane aussi jazzy que sensuelle et inqui&#233;tante, les politiques comme Cr&#233;on frayent avec les dealers et autres petites frappes, dans une connivence coupable et interlope. M&#233;d&#233;e, avec sa peau noire, est l'arch&#233;type de l'&#233;trang&#232;re &#224; qui Jason demande de faire place nette pour ne pas freiner ses (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?+-ecrivain-+" rel="tag"&gt;&#233;crivain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le mythe de M&#233;d&#233;e fascine depuis l'Antiquit&#233; artistes, po&#232;tes et dramaturges. Michel Azama s'inscrit dans cette lign&#233;e et sa M&#233;d&#233;e black fait ressurgir avec force les ressorts oubli&#233;s de cette figure. Dans une Louisiane aussi jazzy que sensuelle et inqui&#233;tante, les politiques comme Cr&#233;on frayent avec les dealers et autres petites frappes, dans une connivence coupable et interlope. M&#233;d&#233;e, avec sa peau noire, est l'arch&#233;type de l'&#233;trang&#232;re &#224; qui Jason demande de faire place nette pour ne pas freiner ses ambitions. Elle punira la l&#226;chet&#233; de ce dernier par le tabou ultime du meurtre de leurs enfants.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;M&#233;d&#233;e Black&lt;/i&gt;, &#201;diteur Theatrales Eds, 2018 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_53 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/local/cache-vignettes/L500xH672/1ecouverture-azama-8d526.png?1684289606' width='500' height='672' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>Propositions d'&#233;criture Ir&#232;ne Jacob</title>
		<link>https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?Propositions-d-ecriture-Irene-Jacob</link>
		<guid isPermaLink="true">https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?Propositions-d-ecriture-Irene-Jacob</guid>
		<dc:date>2020-06-09T06:42:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Irene JACOB</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crivain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Proposition 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
Mur &lt;br class='autobr' /&gt;
Je choisis ce mot alors que nos pays dressent des murs de papiers, de ciment, de barbel&#233;s. Je pense &#224; ce mot, alors que nous traversons une pand&#233;mie qui nous demande pour notre s&#233;curit&#233;, d'observer des &#171; gestes barri&#232;re &#187;, de nous confiner entre quatre murs pour nous sauver. J'&#233;cris ce mot alors que nous r&#234;vons de nous retrouver librement, que nous nous cherchons via nos r&#233;seaux sociaux, nos t&#233;l&#233;phones, derri&#232;re le mur de nos &#233;crans. Je bute contre ce mot, alors que je songe &#224; nos (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?-Propositions-d-ecrivains-" rel="directory"&gt;Propositions d'&#233;crivains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?+-ecrivain-+" rel="tag"&gt;&#233;crivain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition 1&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je choisis ce mot alors que nos pays dressent des murs de papiers, de ciment, de barbel&#233;s. Je pense &#224; ce mot, alors que nous traversons une pand&#233;mie qui nous demande pour notre s&#233;curit&#233;, d'observer des &#171; gestes barri&#232;re &#187;, de nous confiner entre quatre murs pour nous sauver. J'&#233;cris ce mot alors que nous r&#234;vons de nous retrouver librement, que nous nous cherchons via nos r&#233;seaux sociaux, nos t&#233;l&#233;phones, derri&#232;re le mur de nos &#233;crans. Je bute contre ce mot, alors que je songe &#224; nos murailles int&#233;rieures, &#224; nos enfermements intimes, &#224; nos cloisonnements. Je tape contre ce mot alors que nous aimerions tant nous &#233;vader, faire le mur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce po&#232;me Aragon r&#234;ve de retrouver Elsa qu'il aime, de fuir son &#171; &#233;poque tragique &#187; en se souvenant d'une valse avec elle. &#171; Valsons-la comme on saute un mur ! &#187; Le po&#232;te joue des rimes en &#171; mur &#187; dans son po&#232;me : Saumur, murmure, mur, &#233;murent&#8230; pour mieux les d&#233;passer ! On pourrait danser ce po&#232;me sur le rythme un-deux-trois d'une valses et dans un vers, au d&#233;tour d'une folle id&#233;e, le po&#232;te nous encourage &#224; nous &#233;vader de cette rythmique pour oser une audace : esp&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; vous de trouver les mots qui d&#233;livrent, apaisent, apprivoisent, qui portent, transportent, ouvrent, touchent. &#192; vous de sauter le mur. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TEXTE &#192; LIRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrait des &lt;i&gt;Yeux d'Elsa&lt;/i&gt;, Louis Aragon, 1942&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Les Yeux d'Elsa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'elle valse inconnue entra&#238;nante et magique&lt;br class='autobr' /&gt;
M'emporte malgr&#233; moi comme une folle id&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sens fuir sous mes pieds cette &#233;poque tragique&lt;br class='autobr' /&gt;
Elsa quelle est cette musique&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est plus moi qui parle et mes pas sont guid&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette valse est un vin qui ressemble au Saumur&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette valse est le vin que j'ai bu dans tes bras&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes cheveux en sont l'or et mes vers s'en &#233;murent&lt;br class='autobr' /&gt;
Valsons-la comme on saute un mur&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton nom s'y murmure Elsa valse et valsera&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons travers&#233; le cyclone et le sort&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enfer est sur la terre et le ciel y cherra&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais voici qu'&#224; l'horreur il succ&#232;de une aurore&lt;br class='autobr' /&gt;
Et que c&#232;de &#224; l'amour la mort&lt;br class='autobr' /&gt;
Elsa valse encore Elsa valse et valsera&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;couter le texte lu par Ir&#232;ne Jacob&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe frameborder=&#034;0&#034; width=&#034;380&#034; height=&#034;217&#034; src=&#034;//scolawebtv.crdp-versailles.fr/?iframe&amp;id=60328&#034; allowfullscreen &gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition 2&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jetable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le r&#232;gne du Jetable, apr&#232;s nous avoir fait croire &#224; sa modernit&#233;, sa praticit&#233;, &#233;puise nos c&#339;urs, nos cultures, nos soci&#233;t&#233;s, nos mers, notre plan&#232;te. Quand la confiance est &#233;branl&#233;e et que les mots m&#234;mes, cherchent &#224; retrouver du poids, du souffle, du sens, &lt;br class='autobr' /&gt;
Germaine Koum&#233;alo Anate, po&#233;tesse contemporaine Togolaise, nous provoque avec ce po&#232;me o&#249; le mot jetable se conjugue soudainement &#224; l'infini dans une course folle o&#249; tout est jet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; vous d'&#233;crire ce que vous aimeriez qui ne soit pas jetable, ce en quoi vous esp&#233;rez, partager, ce que vous voulez faire durer.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TEXTE &#192; LIRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Temps Jetable&lt;/i&gt;, Germaine Koum&#233;alo Anate, Togo &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Po&#232;me publi&#233; dans la revue AWP (africa woman poetry) le 9 avril 2018,&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Homme en carton&lt;br class='autobr' /&gt;
Femme en carton &lt;br class='autobr' /&gt;
Maison en carton&lt;br class='autobr' /&gt;
Pays en carton&lt;br class='autobr' /&gt;
Amour en carton&lt;br class='autobr' /&gt;
Vie en carton&lt;br class='autobr' /&gt;
Papier jetable&lt;br class='autobr' /&gt;
Assiettes jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Verres jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Couverts jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Appareils jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Pays jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Travail jetable&lt;br class='autobr' /&gt;
Ecole jetable&lt;br class='autobr' /&gt;
Couples jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfants jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Et jetables les parents&lt;br class='autobr' /&gt;
Et jetables les amis&lt;br class='autobr' /&gt;
Et jetables les sentiments&lt;br class='autobr' /&gt;
Jetable la vie&lt;br class='autobr' /&gt;
Jetable la mort&lt;br class='autobr' /&gt;
Ave&#768;nement des hommes jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Re&#769;gnant sur un monde jetable&lt;br class='autobr' /&gt;
Ou&#768; le temps et l'espace&lt;br class='autobr' /&gt;
Conjuguent le verbe jeter&lt;br class='autobr' /&gt;
Des e&#769;conomies jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Des politiques jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Des religions jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Des relations jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Des Forgerons d'histoires jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
D'informations jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
De cultures jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
De pense&#769;es jetables&lt;br class='autobr' /&gt;
Au marche&#769; du jetable&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout est jete&#769;&lt;br class='autobr' /&gt;
On en revient vide&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce&#769;le&#768;bre-ment vide.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>Big Bang</title>
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		<dc:date>2020-06-09T06:41:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Irene JACOB</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crivain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ici, devant le deuil et la promesse de la vie, je me tiens et j'avance... &#187;
&lt;br class='autobr' /&gt;
Ir&#232;ne Jacob, l'inoubliable interpr&#232;te de La Double vie de V&#233;ronique, rapproche deux &#233;v&#232;nements simultan&#233;s et essentiels : la disparition de son p&#232;re, grand physicien, et la naissance d'un enfant. Ce texte subtil, sensible et tendre, lui permet de revenir &#224; ces deux moments o&#249; le miracle de la vie et l'infiniment grand se m&#234;lent. La physique, le firmament &#224; perte de vue, le big bang, les questions de la psychanalyse mais aussi la (...)&lt;/p&gt;


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/ 
&lt;a href="https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?+-ecrivain-+" rel="tag"&gt;&#233;crivain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ici, devant le deuil et la promesse de la vie, je me tiens et j'avance... &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ir&#232;ne Jacob, l'inoubliable interpr&#232;te de &lt;i&gt;La Double vie de V&#233;ronique&lt;/i&gt;, rapproche deux &#233;v&#232;nements simultan&#233;s et essentiels : la disparition de son p&#232;re, grand physicien, et la naissance d'un enfant. Ce texte subtil, sensible et tendre, lui permet de revenir &#224; ces deux moments o&#249; le miracle de la vie et l'infiniment grand se m&#234;lent. La physique, le firmament &#224; perte de vue, le big bang, les questions de la psychanalyse mais aussi la perception du temps, la brume des souvenirs ou les images &#224; vif, les &#233;motions, leurs manifestations explosives, le sommeil et les r&#234;ves irisent ce r&#233;cit tout &#224; la fois bouleversant et lumineux.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ir&#232;ne Jacob, &lt;i&gt;Big Bang&lt;/i&gt;, Albin Michel, Novembre 2019&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>Suzanne Doppelt vous r&#233;pond.</title>
		<link>https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?Suzanne-Doppelt-vous-repond</link>
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		<dc:date>2020-06-02T15:45:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Suzanne DOPPELT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Merci &#224; vous tous pour vos textes d'une grande richesse et d'une grande sensibilit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la plupart, l'&#238;le, et c'est un peu la tradition, appara&#238;t comme un lieu double, ambivalent. C'est une invitation au voyage, r&#233;el ou imaginaire, une &#233;chapp&#233;e, &#171; En ce moment, j'aime bien, M&#234;me si ce n'est que dans mon imagination, Voyager &#187; dit Maxine, On y trouve une certaine paix, &#171; L'&#238;le est remplie de r&#234;ves interminables &#187; &#233;crit Victoria, &#171; &#206;le pour laquelle mes r&#234;ves s'emballent &#187; &#233;crit de son c&#244;t&#233; Manon. On s'y (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Merci &#224; vous tous pour vos textes d'une grande richesse et d'une grande sensibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart, l'&#238;le, et c'est un peu la tradition, appara&#238;t comme un lieu double, ambivalent. C'est une invitation au voyage, r&#233;el ou imaginaire, une &#233;chapp&#233;e, &#171; En ce moment, j'aime bien, M&#234;me si ce n'est que dans mon imagination, Voyager &#187; dit Maxine, On y trouve une certaine paix, &#171; L'&#238;le est remplie de r&#234;ves interminables &#187; &#233;crit Victoria, &#171; &#206;le pour laquelle mes r&#234;ves s'emballent &#187; &#233;crit de son c&#244;t&#233; Manon. On s'y sent prot&#233;g&#233;, calme, la beaut&#233; et l'&#233;tranget&#233; font leur effet mais c'est aussi l&#224;, dans ce lieu de solitude que l'on peut perdre ses rep&#232;res, &#171; Je me sens bien, mais seul ! &#187; dit Nathan ou en danger, &#171; loin de l'urbanisation &#187; &#233;crit Enguerrand. C'est &#171; une prison dor&#233;e &#187; dit L&#233;na mais une prison quand m&#234;me, &#171; Mon petit chez moi, Depuis quelques mois, Est devenu mon &#238;le &#224; moi &#187;. No&#233; ne s'ennuie pas, contre toute attente, car il a la chance d'&#234;tre &#171; connect&#233; &#187; dit-il. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; Arturo, dans le r&#233;cit d'Elsa Morante, son &#238;le, Procida, au large de Naples, est celle de l'enfance, c'est aux saisons qu'il est connect&#233; et aux diff&#233;rentes &#233;preuves qu'il traverse. Pour la plupart d'entre vous, l'&#238;le-m&#233;taphore, une bulle &#224; laquelle on r&#234;ve avec plaisir ou inqui&#233;tude, ou encore cette maison dans laquelle on se trouve plus ou moins enferm&#233; quelques temps, et vous le sugg&#233;rez tr&#232;s bien, provoque toutes sortes de sensations in&#233;dites et contrast&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;R&#234;ver des &#238;les, avec angoisse ou joie peu importe, c'est r&#234;ver qu'on se s&#233;pare, qu'on est d&#233;j&#224; s&#233;par&#233;, loin des continents, qu'on est seul et perdu &#8211; ou bien c'est r&#234;ver qu'on repart &#224; z&#233;ro, qu'on recr&#233;e, qu'on recommence.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Gilles Deleuze, 1950&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un peu comme l'&#238;le, le miroir, si courant demeure pour certains d'entre vous, et de fait, si &#233;trange et troublant. En Chine par exemple, il servait &#224; faire danser et chanter les oiseaux et &#224; rendre visibles les esprits. Troublant au point qu'il suscite de votre part tant de consid&#233;rations m&#233;lang&#233;es, oppos&#233;es : on ne pourrait se l'approprier tout &#224; fait, pas plus que le visage qui s'y refl&#232;te. Quelques uns le consid&#232;rent ind&#233;pendamment de toute situation, pour d'autres c'est l'exp&#233;rience de la solitude qui le rend plus sp&#233;cial encore. Vos textes sont tous int&#233;ressants &#224; plus d'un titre et souvent tr&#232;s personnels, vu leur nombre je ne pourrai que faire allusion &#224; certains. Le miroir appara&#238;t soit comme un puissant r&#233;v&#233;lateur, gr&#226;ce &#224; lui on se red&#233;couvre, surtout en temps de confinement, &#171; on quitte ce masque pour se concentrer sur ce que l'on est r&#233;ellement &#187; &#233;crit Matthieu, &#171; C'est notre &#226;me que l'on voit &#224; travers la fen&#234;tre du regard, c'est la v&#233;ritable personne que nous sommes. &#187; &#233;crit Dalila, alors que Raphaelle pense que &#171; Ce qui compte, c'est quelque chose que le miroir ne pourra jamais refl&#233;ter, Ce qui compte c'est l'&#226;me, &#187; tandis que pour Saralay on n'est pas loin d'une imposture, &#171; Et pourtant ce bout de verre sans &#226;me, N'est qu'une illusion qu'on embellit &#187; tout comme pour Yann &#171; Quand on se contemple, notre reflet nous invite dans une r&#234;verie qui est aussi l'objet d'une hallucination. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Priv&#233; des autres, on se regarde davantage, on ne se regarde plus du tout ou bien diff&#233;remment, on se voit autrement, Adeline ne se reconna&#238;t plus, elle ne voit que du vide, on devient son propre juge &#233;crit Isaure, &#171; Nous avons retrouv&#233; une forme de libert&#233; &#187;. Soustrait momentan&#233;ment au monde, le miroir enregistre davantage les changements dus &#224; la r&#233;p&#233;tition &#233;crit Arthur et il a aussi le pouvoir de montrer &#224; la fois le pass&#233; et le futur sugg&#232;re Thomas. &#171; En r&#233;fl&#233;chissant la solitude m'aide &#224; voir MON reflet &#187; &#233;crit Nelle. Le miroir soul&#232;ve une infinit&#233; de questions, proph&#233;tique, aux alouettes, magique, d&#233;formant ou quelconque, on s'y reconna&#238;t toujours avec un dr&#244;le de sentiment d'&#233;tranget&#233;. Objet d'une rare richesse, le peintre Parmigianino se repr&#233;sente dans un miroir convexe et le po&#232;te John Ashbery &#233;crit sur ce tableau un texte magnifique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ces aspects du miroir, avec beaucoup d'inspiration, vous les avez touch&#233;s du doigt ou de l'&#339;il.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je dis que pour certains les miroirs furent un hi&#233;roglyphe de la v&#233;rit&#233; en cela qu'ils d&#233;couvrent toute chose qui se pr&#233;sente &#224; eux, comme il est la coutume pour la v&#233;rit&#233; qui ne peut rester cach&#233;e. D'autres, au contraire, prennent les miroirs pour les symboles de la fausset&#233; parce qu'ils montrent souvent les choses autrement qu'elles sont.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Rapha&#235;l Mirami, 1582&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suzanne Doppelt&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>Roberto Ferrucci vous r&#233;pond.</title>
		<link>https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?Roberto-Ferrucci-vous-repond</link>
		<guid isPermaLink="true">https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?Roberto-Ferrucci-vous-repond</guid>
		<dc:date>2020-06-02T15:38:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roberto FERRUCCI </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Continuez, chers &#233;l&#232;ves, &#224; vous occuper du futur, avec force, enthousiasme, belles id&#233;es et surtout respect pour cet incroyable endroit qui s'appelle Monde ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous avez presque tous choisi la phrase extraite du roman Pereira pr&#233;tend, d'Antonio Tabucchi. Ce n'est pas un hasard d'intervenir sur les textes des lyc&#233;ens aujourd'hui, ce 31 mai, jour o&#249;, en Italie, nous sommes d&#233;j&#224; d&#233;confin&#233;s depuis presque deux semaines. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous, chers &#233;l&#232;ves, chers &#233;tudiants, vous avez soulign&#233; le grand paradoxe de cette p&#233;riode (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Continuez, chers &#233;l&#232;ves, &#224; vous occuper du futur, avec force, enthousiasme, belles id&#233;es et surtout respect pour cet incroyable endroit qui s'appelle Monde !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez presque tous choisi la phrase extraite du roman &lt;i&gt;Pereira pr&#233;tend&lt;/i&gt;, d'Antonio Tabucchi. Ce n'est pas un hasard d'intervenir sur les textes des lyc&#233;ens aujourd'hui, ce 31 mai, jour o&#249;, en Italie, nous sommes d&#233;j&#224; d&#233;confin&#233;s depuis presque deux semaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous, chers &#233;l&#232;ves, chers &#233;tudiants, vous avez soulign&#233; le grand paradoxe de cette p&#233;riode si tragique : d'un c&#244;t&#233; un virus qui tuait, de l'autre c&#244;t&#233;, la nature qui enfin reprenait son vrai r&#244;le, toute sa place, par le fait de notre absence, nous qui &#233;tions confin&#233;s &#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai beaucoup aim&#233; que la plupart d'entre vous aient souhait&#233; un futur diff&#233;rent, o&#249; notre attention &#224; l'environnement est enfin chose essentielle, o&#249; nous le respectons comme il se doit. Un changement radical donc, un signe pour lui dire qu'on a bien compris la le&#231;on. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est tr&#232;s rassurant de lire que des jeunes ont senti, aper&#231;u et compris tout &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois au contraire que c'est nous, les adultes, qui n'avons rien compris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le vois ces jours ici &#224; Venise. J'ose dire que Venise est le thermom&#232;tre de la plan&#232;te. Si on sauve Venise, on sauve la plan&#232;te. Si l'on comprend que si elle, la ville la plus fragile au monde, tombe, c'est le monde entier qui tombe. C'est avant tout ici (dans la ville qui est un vrai paradoxe, une ville invent&#233;e par l'homme, une ville artificielle, mais qui d&#233;pend totalement de son rapport avec la nature), c'est ici qu'il faut d&#233;montrer au monde entier que nous avons bien compris la le&#231;on que le Covid-19 nous a apprise. Mais apr&#232;s seulement quelques jours de d&#233;confinement, on peut d&#233;j&#224; dire que tous les signes d&#233;montrent que tout est en train de reprendre comme avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On discute d&#233;j&#224; de savoir comment faire revenir les trente millions de touristes par an, comment faire revenir les grands paquebots, etc etc etc&#8230; Rien ne semble changer, h&#233;las ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais relire vos textes, ce gris dimanche matin v&#233;nitien o&#249; tout semble recommencer comme si de rien n'&#233;tait, me donne des espoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuez, chers lyc&#233;ens, &#224; vous occuper du futur, avec force, enthousiasme, belles id&#233;es et surtout respect pour cet incroyable endroit qui s'appelle Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, h&#233;las, restons la t&#234;te tourn&#233;e vers le pass&#233;, convaincus que tout ce que l'on a fait, c'&#233;tait bien, et que cet idiot de virus &#224; seulement interrompu une d&#233;marche qu'il faut absolument recommencer, pour poursuivre &#224; le d&#233;truire, notre futur, le v&#244;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon courage et merci,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roberto Ferrucci&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>Propositions d'&#233;criture Jean-Pierre Martin</title>
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		<dc:date>2020-05-29T20:11:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre MARTIN</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crivain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Proposition n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'essentiel &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment l'&#233;preuve que nous avons subie et que nous continuons &#224; traverser nous invite &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; l'essentiel, &#224; repenser notre rapport au monde, &#224; sa beaut&#233;, &#224; la n&#233;cessit&#233; de le pr&#233;server&#8230; ? &#192; votre tour maintenant de nous dire ce qui est essentiel pour vous&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
TEXTE &#192; LIRE &lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime les textes qui font le r&#233;cit d'une exp&#233;rience. Le po&#232;te am&#233;ricain Thoreau a tent&#233; de mettre en accord ses actes avec ses id&#233;es, ce qui est rare. Quand il &#171; gagne les bois &#187;, pr&#232;s de l'&#233;tang de Walden, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition n&#176;1 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment l'&#233;preuve que nous avons subie et que nous continuons &#224; traverser nous invite &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; l'essentiel, &#224; repenser notre rapport au monde, &#224; sa beaut&#233;, &#224; la n&#233;cessit&#233; de le pr&#233;server&#8230; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; votre tour maintenant de nous dire ce qui est essentiel pour vous&#8230; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TEXTE &#192; LIRE &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;J'aime les textes qui font le r&#233;cit d'une exp&#233;rience. Le po&#232;te am&#233;ricain Thoreau a tent&#233; de mettre en accord ses actes avec ses id&#233;es, ce qui est rare. Quand il &#171; gagne les bois &#187;, pr&#232;s de l'&#233;tang de Walden, c'est pour vivre &#224; l'&#233;cart, dans la simplicit&#233;, avec juste le n&#233;cessaire. Il se construit une petite cabane de trois m&#232;tres sur quatre et demi, cultive un potager et s'&#233;merveille de la vie dans les bois. Son livre comme son aventure anticipent la r&#233;sistance d'une partie de la jeunesse d'aujourd'hui au consum&#233;risme. L'exp&#233;rience contrainte de ce qu'on a appel&#233; le confinement nous fait r&#233;fl&#233;chir &#224; de telles exp&#233;riences volontaires, o&#249; l'apprentissage de la solitude, la vie int&#233;rieure, le c&#244;toiement quotidien de la nature, l'immobilit&#233; et la sobri&#233;t&#233; heureuse retrouvent toute leur force et toute leur vertu, &#224; rebours de ce que Michaux appelait d&#233;j&#224; &#171; la plan&#232;te des agit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je gagnai les bois parce que je voulais vivre suivant m&#251;re r&#233;flexion, n'affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais apprendre ce qu'elle avait &#224; enseigner, non pas, quand je viendrais &#224; mourir, d&#233;couvrir que je n'avais pas v&#233;cu. Je ne voulais pas vivre ce qui n'&#233;tait pas la vie. Je ne voulais pas vivre ce qui n'&#233;tait pas la vie, la vie est si ch&#232;re. Ce qu'il me fallait, c'&#233;tait vivre abondamment, sucer toute la moelle de la vie, vivre assez r&#233;solument, assez en Spartiate, pour mettre en d&#233;route ce qui n'&#233;tait pas la vie. Notre vie se gaspille en d&#233;tail. De la simplicit&#233;, de la simplicit&#233;, de la simplicit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Henry Thoreau, &lt;i&gt;Walden ou la vie dans les bois&lt;/i&gt;, r&#233;cit, 1854&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition n&#176;2&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Amiti&#233; (lettre &#224; un ou une amie)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'amiti&#233; semble entrav&#233;e par l'impossibilit&#233; de se voir, de se parler et de manifester de l'affection par des gestes, dans une situation o&#249; l'on ne peut s'approcher l'un de l'autre, on peut aussi concevoir autrement l'amiti&#233;, &#224; partir de l'absence physique. On peut alors prendre le temps d'&#233;crire &#224; un ami plus qu'un texto, lui adresser une lettre circonstanci&#233;e, o&#249; on lui montre de la sollicitude, o&#249; l'on tente de lui faire partager nos go&#251;ts, nos curiosit&#233;s, nos d&#233;couvertes, nos sensations &#8211; sachant que des choses peuvent s'&#233;crire, qui ne peuvent se dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous pourriez &#233;crire une telle lettre &#224; un ami, r&#233;el ou imaginaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TEXTE &#192; LIRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Lettre d'Albert Camus &#224; Ren&#233; Char &#187;, septembre 1957&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Cher Ren&#233;, Je suis en Normandie avec mes enfants, pr&#232;s de Paris en somme, et encore plus pr&#232;s de vous par le c&#339;ur. Le temps ne s&#233;pare, il n'est l&#226;che que pour les s&#233;par&#233;s - Sinon, il est fleuve, qui porte, du m&#234;me mouvement. Nous nous ressemblons beaucoup et je sais qu'il arrive qu'on ait envie de &#171; dispara&#238;tre &#187;, de n'&#234;tre rien en somme. Mais vous dispara&#238;triez pendant dix ans que vous retrouveriez en moi la m&#234;me amiti&#233;, aussi jeune qu'il y a des ann&#233;es quand je vous ai d&#233;couvert en m&#234;me temps que votre &#339;uvre. Et je ne sais pourquoi, j'ai le sentiment qu'il en est de m&#234;me pour vous, &#224; mon &#233;gard. Quoi qu'il en soit, je voudrais que vous vous sentiez toujours libre et d'une libert&#233; confiante, avec moi.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>La Curiosit&#233;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre MARTIN</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crivain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La curiosit&#233; a mauvaise r&#233;putation. Loin d'une passion triste et voyeuriste, Jean-Pierre Martin l'envisage surtout comme une vertu, un &#233;lan salutaire.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec l'&#233;tonnement ou le doute - sources de l'activit&#233; philosophique -, la curiosit&#233; provoque la rencontre d'un objet inattendu, jusque-l&#224; exclu de notre pens&#233;e. Elle va de question en question. Au d&#233;sir de savoir, elle oppose une surprise. Elle va plus loin encore : elle s'insurge contre l'indiff&#233;rence. Son &#233;tymologie (cura) nous dit qu'elle prend soin du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?-Mots-d-ecrivains-" rel="directory"&gt;Pr&#233;sentation des &#233;crivains&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La curiosit&#233; a mauvaise r&#233;putation. Loin d'une passion triste et voyeuriste, Jean-Pierre Martin l'envisage surtout comme une vertu, un &#233;lan salutaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec l'&#233;tonnement ou le doute - sources de l'activit&#233; philosophique -, la curiosit&#233; provoque la rencontre d'un objet inattendu, jusque-l&#224; exclu de notre pens&#233;e. Elle va de question en question. Au d&#233;sir de savoir, elle oppose une surprise. Elle va plus loin encore : elle s'insurge contre l'indiff&#233;rence. Son &#233;tymologie (&lt;i&gt;cura&lt;/i&gt;) nous dit qu'elle prend soin du monde. Invitant &#224; une conversion du regard, elle est une mani&#232;re de penser, mais aussi une raison de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre Martin est laur&#233;at de la bourse Cioran 2019 pour cet ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Martin, &lt;i&gt;La Curiosit&#233;&lt;/i&gt;, &#201;ditions Autrement, Collection &#171; Les Grands Mots &#187;, 2019&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_29 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/IMG/jpg/couv__la_curiosite_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/local/cache-vignettes/L500xH778/couv__la_curiosite_-68657.jpg?1684303579' width='500' height='778' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>Ne change jamais</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie DESPLECHIN</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crivain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Vous recevez les informations qui arrivent de partout pour dire que la Terre va mal. Vous ne pouvez pas faire comme vos a&#238;n&#233;s, regarder ailleurs, vous boucher les oreilles et hausser les &#233;paules. Vous n'avez pas le choix. Cette Terre, c'est votre avenir. Mais vous &#234;tes des enfants, vous poss&#233;dez une grande quantit&#233; de neurones, n&#233;cessaires pour apprendre, comprendre et retenir. Vous &#234;tes cr&#233;atifs et courageux. Et votre mani&#232;re de penser ne ressemble pas &#224; celle des adultes. Vous &#234;tes presque tout (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Vous recevez les informations qui arrivent de partout pour dire que la Terre va mal. Vous ne pouvez pas faire comme vos a&#238;n&#233;s, regarder ailleurs, vous boucher les oreilles et hausser les &#233;paules. Vous n'avez pas le choix. Cette Terre, c'est votre avenir. Mais vous &#234;tes des enfants, vous poss&#233;dez une grande quantit&#233; de neurones, n&#233;cessaires pour apprendre, comprendre et retenir. Vous &#234;tes cr&#233;atifs et courageux. Et votre mani&#232;re de penser ne ressemble pas &#224; celle des adultes. Vous &#234;tes presque tout neufs, vous d&#233;butez dans les habitudes. Vous &#234;tes adapt&#233;s &#224; ce monde qui change. Il faut que vous conserviez quelques-unes de ces qualit&#233;s en grandissant, au lieu de les laisser s'&#233;teindre. Vous serez de meilleurs adultes, pour vous, pour les autres, et pour la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Desplechin, &lt;i&gt;Ne change jamais&lt;/i&gt;, roman, Collection Neuf, &#201;cole des loisirs, 2019&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>Propositions d'&#233;criture de Marie Desplechin</title>
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		<dc:date>2020-05-19T08:08:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie DESPLECHIN</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crivain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Proposition n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je r&#234;ve de m'enfuir&#8230; mais o&#249; ? Comment faire ? &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces derni&#232;res semaines, il m'arrive d'&#234;tre envahie par des sentiments inconfortables d'inqui&#233;tude, de col&#232;re, d'exasp&#233;ration. Je me sens tr&#232;s mal &#224; l'aise avec moi et je r&#234;ve de m'enfuir&#8230; Mais comment faire ? Ma vraie maison est construite dans ma t&#234;te. J'habite dans ma m&#233;moire et dans mon imagination. Je peux m'y r&#233;fugier, m'y reposer, et m&#234;me y travailler. Mais quand le chaos s'y met, je suis perdue, c'est la panique&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici une solution que (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition n&#176;1&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je r&#234;ve de m'enfuir&#8230; mais o&#249; ? Comment faire ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res semaines, il m'arrive d'&#234;tre envahie par des sentiments inconfortables d'inqui&#233;tude, de col&#232;re, d'exasp&#233;ration. Je me sens tr&#232;s mal &#224; l'aise avec moi et je r&#234;ve de m'enfuir&#8230; Mais comment faire ? Ma vraie maison est construite dans ma t&#234;te. J'habite dans ma m&#233;moire et dans mon imagination. Je peux m'y r&#233;fugier, m'y reposer, et m&#234;me y travailler. Mais quand le chaos s'y met, je suis perdue, c'est la panique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici une solution que propose le po&#232;te Henri Michaux, qui connaissait bien l'&#233;tat de panique, et qui avait &#233;tudi&#233; les moyens de l'&#233;loigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je te propose de chercher ton refuge, quand la Grande Maison de ton Toi devient inhabitable. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte &#224; lire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'&#233;tais autrefois bien nerveux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Me voici sur une nouvelle voie :&lt;br class='autobr' /&gt;
Je mets une pomme sur ma table.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis je me mets dans cette pomme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle tranquillit&#233; ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Henri Michaux, &lt;i&gt;Plume&lt;/i&gt;, &#201;ditions &lt;i&gt;Po&#233;sie&lt;/i&gt;/Gallimard, 1938&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition n&#176;2&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le grand chamboulement&#8230; Imagine ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T'arrive-t-il de penser au renversement du monde ? Ce qui est habituel et ordinaire se casse la figure, et voici que surgit devant nous l'Incroyable Nouveau&#8230; Ce moment du renversement, a &#233;t&#233; imagin&#233; de nombreuses fois, par des gens qui avaient l'exp&#233;rience, ou la crainte, ou m&#234;me parfois l'espoir, des catastrophes. Un certain Jean nous a laiss&#233;, il y a deux mille ans, un texte hallucin&#233; qui a &#233;t&#233; repris par d'autres pendant des si&#232;cles. Derniers en date, les romanciers anglais Terry Pratchett et Neil Gailman, avec leur roman (et la s&#233;rie) &#171; De bons pr&#233;sages &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je te propose d'imaginer, toi aussi, ce moment du grand chamboulement, qu'on appelle aussi par son nom grec d'Apocalypse. Souviens-toi que ce qui terrifie peut aussi &#233;merveiller. N'h&#233;site &#224; plonger dans le bazar du merveilleux, des devins, et des images religieuses. Fais-toi peur. Amuse-toi. Ne te refuse rien.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte &#224; lire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je me retournai pour conna&#238;tre quelle &#233;tait la voix qui me parlait. Et apr&#232;s m'&#234;tre retourn&#233;, je vis sept chandeliers d'or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait &#224; un fils d'homme, v&#234;tu d'une longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la poitrine. Sa t&#234;te et ses cheveux &#233;taient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; ses yeux &#233;taient une flamme de feu ; ses pieds &#233;taient semblables &#224; de l'airain ardent, comme s'il e&#251;t &#233;t&#233; embras&#233; dans une fournaise ; et sa voix &#233;tait comme le bruit des grandes eaux. Il avait dans sa main droite sept &#233;toiles. De sa bouche sortait une &#233;p&#233;e aigu&#235;, &#224; deux tranchants ; et son visage &#233;tait comme le soleil quand il brille dans sa force. Quand je le vis, je tombais &#224; ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains rien ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Apocalypse 1 :12&lt;/i&gt; selon Saint Jean &#8211; &#171; Vision de Patmos &#187; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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