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    <title>On peut toujours &#233;crire, On peut toujours lire...</title>
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    <description>La lecture et l'&#233;criture sont le r&#233;sultat d'un primitif isolement, d'un retrait consenti, d'une exp&#233;rience des possibles.
C'est pourquoi nous vous invitons &#224; &#233;crire...
Recueillir les traces les plus infimes, les traces qui feront m&#233;moire pour demain.
Deux fois par semaine
Deux propositions d'&#233;criture donn&#233;es par un &#233;crivain
De courts &#233;crits, de courtes capsules audio
C'est pourquoi nous vous invitons &#224; lire...
Lire et partager ses lectures
Pour s'&#233;vader
Pour voyager
Pour dialoguer</description>
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    <title>On peut toujours &#233;crire, &lt;br&gt;On peut toujours lire...</title>
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		<title>Suzanne Doppelt vous r&#233;pond.</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Suzanne DOPPELT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Merci &#224; vous tous pour vos textes d'une grande richesse et d'une grande sensibilit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la plupart, l'&#238;le, et c'est un peu la tradition, appara&#238;t comme un lieu double, ambivalent. C'est une invitation au voyage, r&#233;el ou imaginaire, une &#233;chapp&#233;e, &#171; En ce moment, j'aime bien, M&#234;me si ce n'est que dans mon imagination, Voyager &#187; dit Maxine, On y trouve une certaine paix, &#171; L'&#238;le est remplie de r&#234;ves interminables &#187; &#233;crit Victoria, &#171; &#206;le pour laquelle mes r&#234;ves s'emballent &#187; &#233;crit de son c&#244;t&#233; Manon. On s'y (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?-Reponses-d-ecrivains-" rel="directory"&gt;R&#233;ponses d'&#233;crivains&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Merci &#224; vous tous pour vos textes d'une grande richesse et d'une grande sensibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart, l'&#238;le, et c'est un peu la tradition, appara&#238;t comme un lieu double, ambivalent. C'est une invitation au voyage, r&#233;el ou imaginaire, une &#233;chapp&#233;e, &#171; En ce moment, j'aime bien, M&#234;me si ce n'est que dans mon imagination, Voyager &#187; dit Maxine, On y trouve une certaine paix, &#171; L'&#238;le est remplie de r&#234;ves interminables &#187; &#233;crit Victoria, &#171; &#206;le pour laquelle mes r&#234;ves s'emballent &#187; &#233;crit de son c&#244;t&#233; Manon. On s'y sent prot&#233;g&#233;, calme, la beaut&#233; et l'&#233;tranget&#233; font leur effet mais c'est aussi l&#224;, dans ce lieu de solitude que l'on peut perdre ses rep&#232;res, &#171; Je me sens bien, mais seul ! &#187; dit Nathan ou en danger, &#171; loin de l'urbanisation &#187; &#233;crit Enguerrand. C'est &#171; une prison dor&#233;e &#187; dit L&#233;na mais une prison quand m&#234;me, &#171; Mon petit chez moi, Depuis quelques mois, Est devenu mon &#238;le &#224; moi &#187;. No&#233; ne s'ennuie pas, contre toute attente, car il a la chance d'&#234;tre &#171; connect&#233; &#187; dit-il. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; Arturo, dans le r&#233;cit d'Elsa Morante, son &#238;le, Procida, au large de Naples, est celle de l'enfance, c'est aux saisons qu'il est connect&#233; et aux diff&#233;rentes &#233;preuves qu'il traverse. Pour la plupart d'entre vous, l'&#238;le-m&#233;taphore, une bulle &#224; laquelle on r&#234;ve avec plaisir ou inqui&#233;tude, ou encore cette maison dans laquelle on se trouve plus ou moins enferm&#233; quelques temps, et vous le sugg&#233;rez tr&#232;s bien, provoque toutes sortes de sensations in&#233;dites et contrast&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;R&#234;ver des &#238;les, avec angoisse ou joie peu importe, c'est r&#234;ver qu'on se s&#233;pare, qu'on est d&#233;j&#224; s&#233;par&#233;, loin des continents, qu'on est seul et perdu &#8211; ou bien c'est r&#234;ver qu'on repart &#224; z&#233;ro, qu'on recr&#233;e, qu'on recommence.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Gilles Deleuze, 1950&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un peu comme l'&#238;le, le miroir, si courant demeure pour certains d'entre vous, et de fait, si &#233;trange et troublant. En Chine par exemple, il servait &#224; faire danser et chanter les oiseaux et &#224; rendre visibles les esprits. Troublant au point qu'il suscite de votre part tant de consid&#233;rations m&#233;lang&#233;es, oppos&#233;es : on ne pourrait se l'approprier tout &#224; fait, pas plus que le visage qui s'y refl&#232;te. Quelques uns le consid&#232;rent ind&#233;pendamment de toute situation, pour d'autres c'est l'exp&#233;rience de la solitude qui le rend plus sp&#233;cial encore. Vos textes sont tous int&#233;ressants &#224; plus d'un titre et souvent tr&#232;s personnels, vu leur nombre je ne pourrai que faire allusion &#224; certains. Le miroir appara&#238;t soit comme un puissant r&#233;v&#233;lateur, gr&#226;ce &#224; lui on se red&#233;couvre, surtout en temps de confinement, &#171; on quitte ce masque pour se concentrer sur ce que l'on est r&#233;ellement &#187; &#233;crit Matthieu, &#171; C'est notre &#226;me que l'on voit &#224; travers la fen&#234;tre du regard, c'est la v&#233;ritable personne que nous sommes. &#187; &#233;crit Dalila, alors que Raphaelle pense que &#171; Ce qui compte, c'est quelque chose que le miroir ne pourra jamais refl&#233;ter, Ce qui compte c'est l'&#226;me, &#187; tandis que pour Saralay on n'est pas loin d'une imposture, &#171; Et pourtant ce bout de verre sans &#226;me, N'est qu'une illusion qu'on embellit &#187; tout comme pour Yann &#171; Quand on se contemple, notre reflet nous invite dans une r&#234;verie qui est aussi l'objet d'une hallucination. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Priv&#233; des autres, on se regarde davantage, on ne se regarde plus du tout ou bien diff&#233;remment, on se voit autrement, Adeline ne se reconna&#238;t plus, elle ne voit que du vide, on devient son propre juge &#233;crit Isaure, &#171; Nous avons retrouv&#233; une forme de libert&#233; &#187;. Soustrait momentan&#233;ment au monde, le miroir enregistre davantage les changements dus &#224; la r&#233;p&#233;tition &#233;crit Arthur et il a aussi le pouvoir de montrer &#224; la fois le pass&#233; et le futur sugg&#232;re Thomas. &#171; En r&#233;fl&#233;chissant la solitude m'aide &#224; voir MON reflet &#187; &#233;crit Nelle. Le miroir soul&#232;ve une infinit&#233; de questions, proph&#233;tique, aux alouettes, magique, d&#233;formant ou quelconque, on s'y reconna&#238;t toujours avec un dr&#244;le de sentiment d'&#233;tranget&#233;. Objet d'une rare richesse, le peintre Parmigianino se repr&#233;sente dans un miroir convexe et le po&#232;te John Ashbery &#233;crit sur ce tableau un texte magnifique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ces aspects du miroir, avec beaucoup d'inspiration, vous les avez touch&#233;s du doigt ou de l'&#339;il.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je dis que pour certains les miroirs furent un hi&#233;roglyphe de la v&#233;rit&#233; en cela qu'ils d&#233;couvrent toute chose qui se pr&#233;sente &#224; eux, comme il est la coutume pour la v&#233;rit&#233; qui ne peut rester cach&#233;e. D'autres, au contraire, prennent les miroirs pour les symboles de la fausset&#233; parce qu'ils montrent souvent les choses autrement qu'elles sont.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Rapha&#235;l Mirami, 1582&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suzanne Doppelt&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>Proposition d'&#233;criture Suzanne Doppelt</title>
		<link>https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?Proposition-d-ecriture-Suzanne-Doppelt</link>
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		<dc:date>2020-05-07T07:17:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Suzanne DOPPELT</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crivain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Proposition n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le miroir : Le miroir est un objet banal, il d&#233;core, il renvoie une image relativement fid&#232;le de soi, mais pas seulement. Il garde sa part magique, Miroirs : jamais encore sciemment l'on n'a dit ce qu'en votre essence vous &#234;tes, &#233;crit le po&#232;te Rainer Maria Rilke. Il peut aussi d&#233;multiplier, d&#233;former, ainsi le miroir de sorci&#232;re, ou ne rien refl&#233;ter du tout, comme le visage absent du vampire dans les croyances populaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsqu'on est priv&#233; de la pr&#233;sence des autres, comment se (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition n&#176;1&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le miroir &lt;/strong&gt; : Le miroir est un objet banal, il d&#233;core, il renvoie une image relativement fid&#232;le de soi, mais pas seulement. Il garde sa part magique, Miroirs : jamais encore sciemment l'on n'a dit ce qu'en votre essence vous &#234;tes, &#233;crit le po&#232;te Rainer Maria Rilke. Il peut aussi d&#233;multiplier, d&#233;former, ainsi le miroir de sorci&#232;re, ou ne rien refl&#233;ter du tout, comme le visage absent du vampire dans les croyances populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lorsqu'on est priv&#233; de la pr&#233;sence des autres, comment se regarde-t-on dans le miroir ? Montre-t-il un nouveau visage, se voit-on diff&#233;remment ou l'envie de se contempler dispara&#238;t-elle ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte &#224; lire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1975, le po&#232;te John Ashbery &#233;crit ce magnifique po&#232;me de 400 vers sur le tableau du peintre Parmigianino (le Parmesan) qui r&#233;alise, au XVIe si&#232;cle, son portrait dans un miroir convexe.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comme fit le Parmesan, la main droite&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus grosse que la t&#234;te, point&#233;e vers le spectateur&lt;br class='autobr' /&gt;
Et l'esquivant, comme pour prot&#233;ger&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qu'elle expose. Quelques carreaux plomb&#233;s, de vieilles poutres, &lt;br class='autobr' /&gt;
Une fourrure, une mousseline pliss&#233;e, une bague de corail convergent&lt;br class='autobr' /&gt;
Et viennent soutenir le visage, qui affleure&lt;br class='autobr' /&gt;
A la surface et s'&#233;carte comme la main&lt;br class='autobr' /&gt;
Sauf qu'il est immobile. C'est lui qui est&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;questr&#233;. Vasari nous dit : &#171; Un jour, Francesco d&#233;cida&lt;br class='autobr' /&gt;
De peindre un portrait de lui-m&#234;me, se mirant pour ce faire&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un miroir convexe comme en ont les barbiers (&#8230;).. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;John Ashbery&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Autoportrait dans un miroir convexe&lt;/i&gt;, dans le recueil &lt;i&gt;Quelqu'un que vous avez d&#233;j&#224; vu&lt;/i&gt;, traduction Anne Talvaz, &#233;d. P.O.L, 1993&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition n&#176;2&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#238;le&lt;/strong&gt; : l'&#238;le fait r&#234;ver, c'est un lieu imaginaire mais pourtant bien r&#233;el. Il y a l'&#238;le et le reste du monde, &#224; la fois ouverte de tous les c&#244;t&#233;s et ferm&#233;e sur elle-m&#234;me. C'est l&#224; qu'on y construisait volontiers des p&#233;nitenciers. En un sens, toute &#238;le est d&#233;serte, quand bien m&#234;me elle est habit&#233;e, dit Gilles Deleuze. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Quels sentiments inspire ce lieu de solitude, cet espace loin des continents ? On peut se souvenir aussi de Robinson Cruso&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte &#224; lire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arturo vit sur l'&#238;le de Procida, solitaire, &#224; l'&#233;cart du monde, une bulle o&#249; l'espace et le temps, qui suit le cycle de la nature et les apparitions et disparitions de son p&#232;re, sont indiff&#233;renci&#233;s. Pour lui, le plus bel endroit qu'il ne peut imaginer quitter. C'est cette enfance et cette adolescence, ses &#233;preuves, qu'il se rappelle dans cet admirable roman d'initiation.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous &#233;tions en hiver et, ce jeudi-l&#224;, une bruine froide embrumait Procida et le golfe. Par de telles journ&#233;es, si rares chez nous, l'&#238;le a l'air d'une flotte qui, ayant repli&#233; ses mille voiles color&#233;es, voguerait sans bruit, au gr&#233; des courants, vers les terres hyperbor&#233;ennes. Les fum&#233;es des vapeurs qui font leur navette quotidienne et leurs longs sifflements &#224; travers l'air semblent signaler des routes myst&#233;rieuses, situ&#233;es hors du destin commun : passages de contrebandiers, de chasseurs de baleines, de p&#234;cheurs esquimaux : tr&#233;sors et migrations ! Ces signaux vous apportent une gaiet&#233; d'aventuriers et, parfois, au contraire, une sorte d'effroi, comme s'ils &#233;taient de fun&#232;bres adieux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elsa Morante&lt;/strong&gt;,&lt;i&gt; L'&#238;le d'Arturo&lt;/i&gt;, traduction Michel Arnaud, &#233;d. Gallimard, 1963&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>    
    <item xml:lang="fr">
		<title>Rien &#224; cette magie</title>
		<link>https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?Rien-a-cette-magie</link>
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		<dc:creator>Suzanne DOPPELT</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crivain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entre 1733 et 1734, Chardin peint trois fois Les Bulles de savon, trois versions tr&#232;s proches d'une m&#234;me sc&#232;ne : un jeune homme s'amuse &#224; faire des bulles sous l'&#339;il curieux d'un enfant &#224; moiti&#233; dans l'ombre. Proust pr&#233;tendait qu'on ne peut faire d'aussi pr&#233;cieuses d&#233;couvertes que dans les Pens&#233;es de Pascal dans une r&#233;clame pour un savon, ou dans une bulle de savon, a-t-on envie d'ajouter avec Suzanne Doppelt. &#192; partir de ce c&#233;l&#232;bre tableau de Chardin, elle invente un livre con&#231;u comme un petit th&#233;&#226;tre (...)&lt;/p&gt;


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/ 
&lt;a href="https://onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?+-ecrivain-+" rel="tag"&gt;&#233;crivain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Entre 1733 et 1734, Chardin peint trois fois Les Bulles de savon, trois versions tr&#232;s proches d'une m&#234;me sc&#232;ne : un jeune homme s'amuse &#224; faire des bulles sous l'&#339;il curieux d'un enfant &#224; moiti&#233; dans l'ombre. Proust pr&#233;tendait qu'on ne peut faire d'aussi pr&#233;cieuses d&#233;couvertes que dans les Pens&#233;es de Pascal dans une r&#233;clame pour un savon, ou dans une bulle de savon, a-t-on envie d'ajouter avec Suzanne Doppelt.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; partir de ce c&#233;l&#232;bre tableau de Chardin, elle invente un livre con&#231;u comme un petit th&#233;&#226;tre d'ombres et de marionnettes, un &#233;tonnant dispositif po&#233;tique et photographique pour tenter d'accompagner la construction de ce tableau. Le livre revisite ainsi de fa&#231;on tr&#232;s originale le th&#232;me de la vanit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne s'agit pas simplement d'histoire de l'art, m&#234;me si les descriptions tendent parfois vers une certaine forme d'objectivit&#233;, ni m&#234;me de philosophie. Le texte po&#233;tique joue &#224; tourner autour de ce tableau, au plus pr&#232;s de cette s&#233;quence m&#233;lancolique o&#249; l'on voit une petite sph&#232;re sur le point d'exploser. Comme pour rechercher une solution a&#233;rienne qui pr&#233;serverait fugitivement la lumi&#232;re de l'enfance, la bulle doit &#234;tre souffl&#233;e &#224; nouveau, ind&#233;finiment, et le texte, &#224; la fa&#231;on d'une ritournelle, revient &#224; cette figure spectrale &#8211; une mani&#232;re de rythmer le temps, sujet central de cette image.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suzanne Doppelt, &lt;i&gt;Rien &#224; cette magie&lt;/i&gt;, POL, novembre 2018, 4&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; de couverture.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrait lecture &#224; voix haute&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_ spip_document spip_documents spip_document_video ressource oembed oembed_video oembed_video oembed_youtube&#034; &gt; &lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;oembed oe-video async clearfix&#034; style=&#034;max-width:600px;&#034;&gt; &lt;div class=&#034;rwd-video-container oe-play-button&#034; style=&#034;width:100%;height:0;padding-bottom:56.33%;background-image:url('https://i.ytimg.com/vi/aZAUC9naFLA/hqdefault.jpg');background-repeat:no-repeat;background-position:center;background-size:cover;&#034; onclick=&#034;if (jQuery(this).is('.oe-play-button')){jQuery(this).removeClass('oe-play-button').addClass('loading').html(decodeURIComponent('%3Ciframe%20width%3D%22600%22%20height%3D%22338%22%20src%3D%22https%3A%2F%2Fwww.youtube-nocookie.com%2Fembed%2FaZAUC9naFLA%3Fstart%3D19%26feature%3Doembed%26autoplay%3D1%22%20frameborder%3D%220%22%20allow%3D%22accelerometer%3B%20autoplay%3B%20clipboard-write%3B%20encrypted-media%3B%20gyroscope%3B%20picture-in-picture%3B%20web-share%22%20referrerpolicy%3D%22strict-origin-when-cross-origin%22%20allowfullscreen%20title%3D%22Suzanne%20Doppelt%20Rien%20%C3%A0%20cette%20magie%22%3E%3C%2Fiframe%3E'));}&#034; &gt; &lt;button onclick=&#034;jQuery(this).parent().trigger('click');&#034;&gt;&lt;span class=&#034;oe-play-button_label&#034;&gt;Lecture&lt;/span&gt;&lt;/button&gt; &lt;/div&gt; &lt;style&gt;&lt;!--/**/.oe-video .loading {background-image:url(&#034;prive/themes/spip/images/searching.gif&#034;)!important;background-size:auto !important;}/**/--&gt;&lt;/style&gt;
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&lt;div class=&#034;spip_doc_titre&#034; style=&#034;max-width:600px;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?time_continue=19&amp;v=aZAUC9naFLA&amp;feature=emb_logo&#034; class=&#034;oe-title&#034;&gt;Suzanne Doppelt Rien &#224; cette magie&lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;oe-author&#034;&gt;&lt;br/&gt;&lt;span class=&#034;oe-author_par&#034;&gt;par &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/@jeanpaulhirsch&#034; class=&#034;oe-author_name&#034;&gt;Jean-Paul Hirsch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;spip_doc_titre oembed-source&#034;&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?time_continue=19&amp;v=aZAUC9naFLA&amp;feature=emb_logo&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://www.youtube.com/watch?time_continue=19&amp;v=aZAUC9naFLA&amp;feature=emb_logo&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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