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    <title>On peut toujours &#233;crire, On peut toujours lire...</title>
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    <description>La lecture et l'&#233;criture sont le r&#233;sultat d'un primitif isolement, d'un retrait consenti, d'une exp&#233;rience des possibles.
C'est pourquoi nous vous invitons &#224; &#233;crire...
Recueillir les traces les plus infimes, les traces qui feront m&#233;moire pour demain.
Deux fois par semaine
Deux propositions d'&#233;criture donn&#233;es par un &#233;crivain
De courts &#233;crits, de courtes capsules audio
C'est pourquoi nous vous invitons &#224; lire...
Lire et partager ses lectures
Pour s'&#233;vader
Pour voyager
Pour dialoguer</description>
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    <title>On peut toujours &#233;crire, &lt;br&gt;On peut toujours lire...</title>
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		<title>Les p&#233;tales qui tombent sur le rebord du balcon</title>
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		<dc:date>2020-04-07T10:33:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise</dc:creator>


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&lt;p&gt;... c'est l'attente qui est magnifique ... &lt;br class='autobr' /&gt;
Les p&#233;tales qui tombent sur le rebord du balcon &lt;br class='autobr' /&gt;
Le soir, on est assis, face &#224; l'&#233;cran, et l'on &#233;coute. Flot de paroles, d'images qui se succ&#232;dent. Et nous, nos yeux riv&#233;s sur les chiffres qui augmentent chaque jour, on se dit qu'on est bien l&#224; o&#249; l'on est, qu'on est bien et que rien ne nous arrivera tant que l'on reste chez nous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Red&#233;couvrir certaines choses qui nous paraissaient futiles auparavant. En traversant tous les matins et tous les soirs le jardin, on ne (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.onpeuttoujours.ac-versailles.fr/?Proposition-d-ecriture-de-Jean-Michel-Maulpoix&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;... c'est l'attente qui est magnifique ...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les p&#233;tales qui tombent sur le rebord du balcon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le soir, on est assis, face &#224; l'&#233;cran, et l'on &#233;coute. Flot de paroles, d'images qui se succ&#232;dent. Et nous, nos yeux riv&#233;s sur les chiffres qui augmentent chaque jour, on se dit qu'on est bien l&#224; o&#249; l'on est, qu'on est bien et que rien ne nous arrivera tant que l'on reste chez nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Red&#233;couvrir certaines choses qui nous paraissaient futiles auparavant. En traversant tous les matins et tous les soirs le jardin, on ne fait plus attention aux d&#233;tails, trop absorb&#233;s par la vie active. A pr&#233;sent on remarque des &#233;l&#233;ments qui se d&#233;tachent du d&#233;cor naturel. Prendre le temps d'observer la plante qui grandit, d'appr&#233;cier le potager ratiss&#233; quinze fois dans la m&#234;me journ&#233;e, de se dire : &#171; tiens, je n'avais pas remarqu&#233; cette fleur &#224; tel endroit &#187;, &#171; c'est fou le nombre de p&#233;tales qui tombent sur le rebord du balcon &#187; ou encore, &#171; pourquoi n'ai-je pas arrach&#233; cette ronce plus t&#244;t ? &#187;. Les pas se succ&#232;dent, sans savoir v&#233;ritablement o&#249; l'on va. Un mouvement en pr&#233;c&#232;de un autre. Il n'y a pas de destination particuli&#232;re, ni d'objectif pr&#233;cis. On marche seulement, profitant des quelques m&#232;tres du jardin qui constituent le seul espace. Pour le moment. Un espace qui paraissait petit avant et qui incitait &#224; se rendre dans des lieux plus ouverts comme le parc ou la place de la ville. Et pourtant &#224; pr&#233;sent, l'on savoure la chance immense que l'on a de pouvoir s'ennuyer &#224; l'air libre, dans la nature. Le mouvement des abeilles, les bruits d'arri&#232;re-fond, le vent frais. Prendre le temps de sentir tout cela. Prendre le temps de se sentir vivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce temps devant nous qui nous manquait cruellement au quotidien pendant les &#233;tudes. Avoir le temps de retravailler telle mati&#232;re, de prendre le prochain train, passer &#224; la maison nourrir le chat, attraper une pomme ou un bouquin pour s'occuper dans le wagon. Ce temps qui nous fuit, impossible &#224; rattraper. Il est l&#224; maintenant. Pendant deux semaines il nous a coll&#233; &#224; la peau et il nous collera deux semaines encore et encore jusqu'&#224; nouvel ordre. Jusqu'&#224; nouvel ordre on a le temps avec nous. On s'occupe, chaque mouvement prend de l'importance. Repousser l'ennui qui pousse &#224; sortir. Patienter en silence chez nous. M&#233;diter. Compter les mouvements, les gestes, jusqu'&#224; ce que tout redevienne comme avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour, le monde semble s'&#234;tre arr&#234;t&#233;, en suspension dans l'air, pr&#232;s &#224; red&#233;marrer &#224; tout instant.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Louise, &#233;l&#232;ve de Tle, Lyc&#233;e La Bruy&#232;re&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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